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Répression

En Birmanie, l’armée lance les grandes manœuvres

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Après une journée de mobilisation contre le coup d’Etat, les forces de sécurité ont été déployées dans plusieurs villes ce dimanche avant la coupure d’Internet. Probablement pour casser le mouvement de désobéissance civile.

Mobilisation à Rangoun, ce dimanche. (STRINGER/REUTERS)
Publié le 14/02/2021 à 20h18

Des colonnes de camions militaires filant sur de grandes avenues, des blindés avec de lourdes mitrailleuses se positionnant aux carrefours de Rangoun, la coupure d’Internet pendant au moins huit heures, la Birmanie semblait entrer ce dimanche dans une nuit d’incertitudes et d’inquiétudes. Après une journée de forte mobilisation contre le coup d’Etat. «C’est une nouvelle étape qui est en train de s’ouvrir ce soir, raconte une source diplomatique, plus préoccupée que les précédents jours. Toutes les conditions sont réunies pour que cela puisse déraper dans les prochaines heures.» Deux semaines après le coup d’Etat, l’armée, secondée par la police, entre en scène.

Rangoun ne semblait pas la seule ville concernée par ses mouvements de troupes. A Mandalay, bien qu’il soit difficile de recouper toutes les informations dans cette grande ville du centre du pays, des files de camions et de blindés ont été aperçues dimanche vers 21 h 30 (heure locale). A Myitkyina, dans l’Etat Kachin dans le nord de la Birmanie, le site d’informations Mizzima news organisait un Facebook live non loin de troupes et d’un camion de la police équipé d’un canon à eau, quand des militaires ont coupé la transmission en direct.

Une dizaine de reporters au

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