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En Corée du Nord, la «princesse» Kim Ju-ae, de «fille la plus aimée» à héritière préférée

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La multiplication des apparitions de la fille de Kim Jong-un avant le prochain congrès du Parti du travail suggère l’organisation d’une succession. Une possibilité qui questionne et divise vu son jeune âge, environ 13 ans, et la nature du pouvoir nord-coréen.

Kim Ju-ae entourée de son père, Kim Jong-un, et sa mère, Ri Sol-ju, au palais du Soleil Kumsusan le 1er janvier. (KCNA.AFP)
Publié le 18/01/2026 à 16h51

Elle est au centre de l’image. Kim Ju-ae se tient entre son père, Kim Jong-un, et sa mère, Ri Sol-ju. Une photo comme une affiche, un symbole d’unité pour le 1er janvier. Et dans un lieu emblématique et fondateur : le palais du Soleil Kumsusan. Le mausolée des Kim, au centre de Pyongyang, renferme les dépouilles de Kim Il-sung, le fondateur de la république populaire démocratique de Corée, et de son fils Kim Jong-il, prédécesseur et père de l’actuel leader nord-coréen. Passé présent futur, toutes les générations d’une même famille dirigeante sous un même toit. Et à l’aube d’une nouvelle année forcément pleine de promesses pour cette monarchie qui ne dit pas son nom.

Le même jour, la télévision d’Etat diffusait des images étonnantes d’affection pour les standards nord-coréens et pour le «Grand Soleil du XXIe siècle», le surnom de Kim Jong-un. Au moment du compte à rebours de la nouvelle année, on y voit la jeune Kim Ju-ae embrasser son père sur la joue en appuyant sa bise d’une caresse. La scène n’avait rien de fortuit. Dans la Corée du Nord hyper contrôlée, il n’y a pas de clichés volés ni de caméra cachée quand il s’agit de mettr

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