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Des portraits tout en démesure des leaders de la secte, Moon et Han, ornent les façades du palais Cheongjeong, à Cheongpyeong.Des portraits tout en démesure des leaders de la secte, Moon et Han, ornent les façades du palais Cheongjeong, à Cheongpyeong. (Tim Franco/Inland pour Libération)
Reportage

En Corée du Sud, la secte Moon durablement incrustée dans le paysage

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Récemment ébranlée par des scandales de corruption, la secte Moon dispose toujours d’une solide assise dans son pays d’origine. Palais gigantesque, centre commercial, restaurant de burgers : visite de Cheongjeong, le cœur battant de «l’Eglise de l’unification».
ParArthur Laffargue
envoyé spécial à Cheongpyeong (Corée du Sud)
publié le 9 novembre 2025 à 10h17

Au détour d’un virage, il se dresse, massif et immaculé, trônant sur la vallée. Les nuages en surplomb lui dessinent un air mystérieux. Le palais Cheongjeong, à 60 km de Séoul, est une incongruité, un monument récent mais d’un autre temps. Un obélisque à pointe dorée, une grande coupole centrale, d’immenses vitraux : une démonstration de pouvoir pour la Fédération des familles pour la paix mondiale et l’unification, le nom officiel de l’Eglise de l’unification. Pour le grand public, la congrégation religieuse est plus connue sous l’appellation de secte Moon, tirée de son fondateur, le défunt révérend Moon Sun-myung (1920-2012).

Mais derrière l’imposante façade du palais, l’inquiétude règne. Han Hak-ja, veuve du second messie autoproclamé et désormais dirigeante de la secte, a été placée en détention provisoire le 22 septembre. Elle figure parmi les personnages secondaires de la série d’enquêtes visant l’ancien président Yoon Suk-yeol, déchu pour avoir déclaré la loi martiale

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