
En Corée du Sud, la secte Moon durablement incrustée dans le paysage
Au détour d’un virage, il se dresse, massif et immaculé, trônant sur la vallée. Les nuages en surplomb lui dessinent un air mystérieux. Le palais Cheongjeong, à 60 km de Séoul, est une incongruité, un monument récent mais d’un autre temps. Un obélisque à pointe dorée, une grande coupole centrale, d’immenses vitraux : une démonstration de pouvoir pour la Fédération des familles pour la paix mondiale et l’unification, le nom officiel de l’Eglise de l’unification. Pour le grand public, la congrégation religieuse est plus connue sous l’appellation de secte Moon, tirée de son fondateur, le défunt révérend Moon Sun-myung (1920-2012).
Mais derrière l’imposante façade du palais, l’inquiétude règne. Han Hak-ja, veuve du second messie autoproclamé et désormais dirigeante de la secte, a été placée en détention provisoire le 22 septembre. Elle figure parmi les personnages secondaires de la série d’enquêtes visant l’ancien président Yoon Suk-yeol, déchu pour avoir déclaré la loi martiale