Narendra Modi arrive coiffé d’un turban rouge et ocre, traditionnel du Rajasthan, sous les applaudissements de centaines de paysans et d’habitants ruraux de cet Etat aride du nord-ouest de l’Inde. Jeudi 11 avril, le Premier ministre a l’air fatigué par son marathon électoral, qui le conduit dans au moins deux meetings par jour à des centaines de kilomètres les uns des autres. Mais le dirigeant de 73 ans, à la barbe blanche finement taillée, se ranime en se connectant avec la foule de la campagne de Karauli, à côté de Jaipur, la capitale régionale. «Cette fois aussi…» lance-t-il. «Un gouvernement pour Modi», répond le public, reprenant l’un des slogans de la campagne du Bharatiya Janata Party (BJP) auquel il appartient. Et de dérouler les thèmes fondamentaux de cette formation nationaliste hindoue : «Le temple de Ram a été construit après une attente de cinq cents ans», clame-t-il pour rappeler que son parti a tenu la promesse de bâtir ce monument religieux controversé dans le nord de l’Inde, sur les ruines d’une mosquée. Un argument majeur pour le BJP, pou
Législatives
En Inde, Narendra Modi et le nationalisme hindou en lice pour un troisième mandat
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Alors qu’un milliard d’électeurs sont appelés aux urnes le Premier ministre, au pouvoir depuis dix ans, n’hésite pas à persécuter ses opposants, fait campagne sur le nationalisme indou au risque de diviser profondément le pays.
Le Premier ministre, Narendra Modi, le 6 avril à Ghaziabad au nord du New Delhi. (Manish Swarup/AP)
Publié le 18/04/2024 à 6h44
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