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Récit

Face aux coups de boutoir de Trump, la Chine veut faire croire à son refus de «la loi de la jungle»

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Si l’opération américaine au Venezuela et les pressions sur le Groenland et l’Iran ont désarçonné Pékin, l’hystérie du patron de la Maison Blanche fait les affaires de la Chine qui s’affiche en défenseure du multilatéralisme.

Le président chinois, Xi Jinping, le 3 septembre 2025 à Pékin. (Lintao Zhang/Getty Images)
Publié le 21/01/2026 à 12h58

L’annonce n’est pas qu’une anecdote. Elle a valeur de symbole. Alors que les Etats-Unis de Donald Trump se retirent à toute vitesse de dizaines d’organisations des Nations unies, en multipliant les canonnades contre le droit international, la Chine a proposé d’accueillir le secrétariat du nouveau traité de l’ONU sur la haute mer qui vient de rentrer en vigueur. Comme une nouvelle illustration d’un engagement chinois dans la gouvernance mondiale, – surtout si elle peut servir ses intérêts avant tout – en faveur d’un «monde multipolaire égalitaire et ordonné», selon les mots de Xi Jinping, lors du dernier sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) en septembre.

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