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Répression

Fuite en avant sanglante en Birmanie

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Près d’une centaine de civils ont été tués par les forces de l’ordre dimanche et lundi, alors que le ressentiment antichinois monte dans la population.

Des proches de Khat Aung Phyo, tué par balles dimanche, font le signe de protestation lors de ses obsèques, ce lundi à Yangon. (AP)
Publié le 16/03/2021 à 8h46

Le compteur macabre semble ne jamais s’arrêter. Dimanche, au moins une cinquantaine de personnes ont été tuées par les forces de l’ordre birmanes, 73 selon le journal birman The Irrawaddy. Soit la journée la plus meurtrière connue par ce pays d’Asie de 54 millions d’habitants depuis le coup d’Etat militaire du 1er février. Ce carnage a eu lieu quatre jours après la condamnation par le Conseil de sécurité de l’ONU des exactions de la junte. En six semaines, le quotidien estime qu’au moins 191 citoyens de tous âges, manifestants pacifistes ou simples passants, sont morts et des centaines ont été blessés dans cette fuite en avant sanglante du régime.

Aux balles s’ajoutent les arrestations et les procédures judiciaires. L’association d’assistance aux prisonniers politiques (AAPP) décompte 2 156 personnes arrêtées ou condamnées, et seulement 319 libérées. Des centaines d’élus, de députés, d’intellectuels célèbres et de

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