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Témoignage

Indonésie : «le nickel utilisé pour fabriquer les voitures électriques est taché du sang du peuple Hongana Manyawa»

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Deux représentants de peuples indigènes d’Indonésie sont de passage à Paris pour alerter sur les activités du groupe français Eramet, dont l’une des mines saccage des forêts millénaires et met en danger leurs habitants. Ils se mobilisent ce jeudi 27 novembre devant le siège du groupe, dans le XVe arrondissement.

Ngigoro, un ancien non-contacté de la tribu indigène Hongana Manyawa observe un site d'extraction de nickel depuis la lisière de la forêt à Halmahera Est, le 16 avril 2025. (Yasuyoshi Chiba/AFP)
Publié le 27/11/2025 à 9h05

Dans les forêts de l’île d’Halmahera, en Indonésie, une mine de nickel étend ses puits, ses routes et ses camions vers les terres autochtones des Hongana Manyawa. Ce peuple de chasseurs-cueilleurs compte environ 3 500 personnes qui habitent des villages, et 500 nomades qui refusent tout contact extérieur. Ngigoro était l’un d’entre eux. Jusqu’à ses 12 ans, entouré de ses parents, il a vécu au plus profond de la jungle, survivant grâce à la chasse, la pêche et à l’eau particulièrement pure des rivières, qu’il buvait à la source. «Toute notre vie était tournée autour de la nourriture et de comment nous pouvions nous en procurer», raconte-t-il.

Assis le mardi 25 novembre dans les locaux parisiens de l’ONG Survival International, qui défend

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