L’Indonésie est probablement confrontée à la pire catastrophe naturelle depuis le dévastateur et très meurtrier tsunami de 2004. Le nombre de victimes n’atteint heureusement pas le bilan catastrophique d’il y a vingt ans (environ 160 000 décès), mais il risque de dépasser le seuil des 1 000 morts, selon les chiffres de l’Agence indonésienne de gestion des catastrophes (BNPB) communiqués ce mercredi 10 décembre.
Encore 252 personnes sont toujours portées disparues, plus de 5 000 blessées et près de 900 000 résidents ont dû fuir les inondations et les glissements de terrain qui ont ravagé Aceh et Sumatra Nord et Ouest après les pluies torrentielles et les crues éclair du cyclone tropical Senyar. A elles seules, ces trois provinces concentrent plus de la moitié des décès dans toute l’Asie du Sud-Est. A Aceh, le gouverneur Muzakir Manaf a évoqué un «second tsunami» la semaine dernière.
Séisme et retour de la pluie
L’ampleur des destructions est colossale. Selon les relevés de la BNPB, près de 160 000 maisons sont endommagées ou détruites dans 52 dist




