L’Organisation internationale de police criminelle a-t-elle encore fait preuve de légèreté sur les notices rouges issues à la demande de Pékin ? Idris Hasan (appelé aussi Yidiresi Aishan), 33 ans, père de trois enfants exilé en Turquie depuis 2012, avait été arrêté, le 19 juillet, à son arrivée à l’aéroport de Casablanca au Maroc, sur la base d’une «notice rouge» émise par Interpol à la demande de la Chine. Les notices rouges sont des fiches nominatives qui informent les polices des 194 pays membres que la personne est recherchée par une autorité judiciaire, ce qui se traduit souvent par une arrestation aux passages des frontières. En vertu d’un traité sino-marocain, entré en vigueur en janvier, la justice marocaine s’apprêtait à extrader Idris Hasan, «en raison de son appartenance présumée à une organisation terroriste», selon la Sûreté nationale du Maroc. Cette arrestation a déclenché une salve de protestations des militants des droits humains, Amnesty International assénant : «Expulser Idris Hasan vers la Chine, où les Ouïghours et d’autres minorités ethniques sont confrontés à une horrible campagne d’internement de masse,
Billet
Interpol et les Ouïghours : l’insoutenable légèreté des «notices rouges»
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Selon nos informations, Interpol a suspendu la notice rouge d’Idris Hasan, arrêté le 19 juillet au Maroc à la demande de la Chine, qui l’accuse de «terrorisme». Ce qui n’annule pas la procédure d’extradition.
Yidiresi Aishan à Istanbul, en 2019. (AP)
Publié le 02/08/2021 à 20h37, mis à jour le 03/08/2021 à 8h50
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