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JO de Pékin 2022 : la flamme olympique confisquée par la dictature chinoise

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Les cérémonies ont été réduites au minimum en Grèce, une manière pour Pékin d’empêcher la tenue de manifestations pacifiques contre l’organisation des Jeux d’hiver en Chine.

Mardi, le vice-président de Beijing 2022, Yu Zaiqing, a reçu la torche olympique des mains du président du Comité olympique grec, Spyros Capralos, à Athènes. (Louisa Gouliamaki /AFP)
Publié le 20/10/2021 à 7h15, mis à jour le 20/10/2021 à 7h36

«Des Jeux sûrs et splendides grâce au leadership solide du gouvernement chinois.» Mardi, la «pensée» du dictateur qui règne actuellement sur le pays le plus peuplé de la planète, le président chinois Xi Jinping, a résonné sur la piste oblongue et multimillénaire du stade panathénaïque lors de la remise de la flamme olympique aux organisateurs des JO d’hiver de Pékin. Une cérémonie qui s’est déroulée sans spectateurs, comme l’allumage de la flamme la veille à Olympie.

Quant au relais de la flamme, qui habituellement fait le tour de la Grèce durant une semaine dans une atmosphère de kermesse, il a été purement et simplement été annulé, malgré l’attachement du berceau de l’olympisme aux oripeaux de sa gloire antique. Ces mesures exceptionnelles sont officiellement justifiées par la pandémie de Covid-19, bien que les cérémonies en plein air ne fassent plus l’objet de restrictions particulières en Grèce. Elles font surtout les affaires de la Chine qui veut par-dessus tout éviter des

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