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Libération
Peine capitale

La Chine exécute l’auteur d’une attaque mortelle à la voiture bélier, annoncent les médias d’Etat

L’homme de 62 ans qui avait tué 35 personnes et blessé 43 autres en novembre à Zhuhai, dans le sud du pays, a été mis à mort ce lundi 20 janvier, selon les médias d’Etat.
Devant un complexe sportif chinois à Zhuhai, dans la province de Canton, où un homme a foncé en novembre 2024 avec sa voiture, faisant 35 morts. (Ng Han Guan/AP)
publié le 20 janvier 2025 à 8h46
(mis à jour le 20 janvier 2025 à 8h47)

La Chine a exécuté ce lundi 20 janvier Fan Weiqiu, l’auteur d’une attaque à la voiture bélier qui a fait 35 morts dans la ville de Zhuhai en novembre, la pire attaque dans le pays depuis dix ans, selon un média d’Etat. Le 11 novembre, l’homme avait délibérément foncé avec son SUV sur des personnes faisant de l’exercice devant un complexe sportif de Zhuhai, une commune située dans la province de Canton (sud), blessant également 43 personnes, toujours selon les médias d’Etat.

Le tribunal a condamné fin décembre l’homme de 62 ans à la peine capitale pour un acte réalisé «d’une manière particulièrement cruelle» et pour des raisons «extrêmement abjectes», selon les termes du tribunal alors rapportés par des médias officiels. Fan Weiqiu aurait «décidé d’exprimer sa colère» en raison d’«un mariage brisé, de frustrations personnelles, et de son mécontentement au sujet du partage des biens après le divorce», selon la même source.

Plusieurs incidents meurtriers commis par des individus isolés

La Chine a connu cette année plusieurs incidents meurtriers commis par des individus isolés, que certains experts relient à la frustration causée par le ralentissement de l’économie chinoise. Dans chaque cas, les autorités ont rapidement censuré les publications en ligne et démantelé les signes d’hommage déposés près des lieux du drame.

Fin décembre, un homme ayant foncé sur une foule devant une école a, lui, été condamné à la peine de mort avec sursis. Le tribunal avait également estimé que le condamné avait agi pour «évacuer des émotions personnelles», notamment après des «pertes financières suite à des investissements» et des «conflits familiaux».

Si Pékin garde ses chiffres officiels concernant la peine de mort sous le sceau du secret d’Etat, des groupes de défense des droits humains, dont Amnesty International, estiment que des milliers de personnes sont exécutées chaque année dans le pays.