Fin octobre, la police chinoise lançait une enquête judiciaire contre le parlementaire taïwanais Puma Shen. Deux semaines plus tard, les têtes de deux influenceurs étaient mises à prix par Pékin : entre 50 000 et 250 000 yuans (6 000 à 30 000 euros) de récompense en échange de tout renseignement pouvant mener à leur arrestation. Les autorités de Chine n’ont pourtant aucune juridiction sur Taïwan. Mais elles estiment désormais que toute opinion pro-autonomie de l’archipel relève d’un crime passable de prison. Voire de la peine de mort.
«Qu’elles visent les citoyens taïwanais qui défendent la démocratie ou les gens ordinaires, ces enquêtes judiciaires visent à faire savoir à tous que la Chine étend son influence au-delà de ses frontières», alertait Puma Shen, quelques heures après l’annonce de l’enquête criminelle ouverte contre lui par le bureau de police de Chongqing, dans la province chinoise du Sichuan.
L’homme de 43 ans est connu pour avoir cofondé la plus importante association de défense civile taïwanaise, la Kuma Academy. Il n’a aucun doute sur les raisons du harcèlement judiciaire dont il est vict




