Taiwan fera-t-il les frais de la crise diplomatique entre la Chine et le Japon ? Depuis trois semaines, la passe d’armes entre Pékin et Tokyo s’envenime et fragilise le précaire statu quo dans le détroit de Formose. Elle vient de rebondir à l’ONU où les deux premières puissances d’Asie ont échangé des accusations et des mises en garde, avec une mention spéciale pour la mauvaise foi chinoise.
C’était juste avant que Donald Trump décroche son téléphone pour conseiller, lundi, à la Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, de ne pas provoquer la Chine sur la question de la souveraineté de Taiwan, selon le Wall Street Journal. Le gouvernement japonais a mollement démenti, jeudi lors d’un point presse. Sans vraiment faire retomber la pression. Surtout, cette querelle s’apparente également à un test pour l’administration Trump qui doit naviguer entre des injonctions pour le moins contradictoires dans une région où les Etats-Unis restent incontournables.
Tout a commencé par une expression : «menace pour la survie» du Japon. Le 7 novembre, la nouvelle Première ministre japonaise, la très conservatrice Sanae Takaichi, répond a




