Le bilan dramatique ne cesse de s’alourdir. Près de 600 personnes ont été tuées en Thaïlande (162), en Indonésie (300) et au Sri Lanka (123) dans des inondations. Qu’importe le pays, les mêmes images nous parviennent de villes inondées, de populations prises au piège des eaux et de glissements de terrain provoqués par le déluge qui s’abat depuis plusieurs jours sur l’Asie du Sud-Est.
En Thaïlande, «la morgue a dépassé sa capacité, nous avons donc besoin de plus [de place]», a déclaré un responsable de la principale morgue de la province de Songkhla, dans le sud du pays, où plus de 100 personnes sont mortes. Des images filmées par un journaliste montrent des camions frigorifiques blancs garés devant le bâtiment principal de l’hôpital.
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Sur l’île indonésienne de Sumatra, les inondations et les glissements de terrain ont fait au moins 300 morts, selon Suharyanto, chef de l’Agence nationale de gestion des catastrophes (qui, comme beaucoup d’Indonésiens ne porte qu’un seul nom). Il a prévenu que le bilan pourrait encore s’alourdir «car des zones sont encore inaccessibles et il pourrait y avoir des victimes». Un précédent bilan faisait état de 200 morts.
«Notre priorité reste l’évacuation et l’assistance. Nous espérons que le temps va s’améliorer pour pouvoir envoyer un hélicoptère sur place», a indiqué Ferry Walintukan, porte-parole de la police de Sumatra nord, alors que de nombreux accès routiers sont coupés.
Le réchauffement climatique accroît l’intensité des tempêtes
Au Sri Lanka, quelque 20 000 soldats, des hélicoptères, des bateaux de la marine et des véhicules blindés de transport de troupes ont été mobilisés pour évacuer des villageois vivant dans des régions reculées de l’île, eux aussi touchés par des inondations et glissements de terrains. Ces phénomènes ont fait au moins 123 morts, 130 disparus et 44 000 déplacés.
L’Indonésie et les autres pays d’Asie du Sud-Est sont sujets aux inondations et aux glissements de terrain pendant la saison des pluies, généralement de novembre à avril. Mais en cette fin d’année les pluies de mousson ont été aggravées par une tempête tropicale qui a balayé la région.
Le changement climatique a également accru l’intensité des tempêtes, accompagnées de précipitations plus abondantes, de crues soudaines et de rafales plus violentes. Un climat plus chaud retient davantage d’humidité, engendrant des épisodes de pluie plus intenses, tandis que des océans plus chauds peuvent amplifier la force des systèmes orageux.
Mise à jour à 12 h 46 avec l’actualisation des bilans.




