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Corruption

La secte Moon dans le viseur de la justice sud-coréenne

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La cheffe de la secte est incarcérée depuis fin septembre, accusée d’avoir tenté de corrompre l’entourage de l’ex-chef de l’Etat Yoon Suk-yeol, lui-même déchu pour avoir déclaré la loi martiale en décembre 2024.

Les leaders de la secte Moon, à Gapyeong le 12 avril 2025. (Jung Yeon-je/AFP)
ParArthur Laffargue
envoyé spécial à Gapyeong (Corée du Sud)
Publié le 23/11/2025 à 11h59

Arrivée en fauteuil roulant le 23 septembre dans un tribunal du centre de Séoul, Han Hak-ja a été placée en détention provisoire à l’issue de son audience. Depuis, la leader de l’Eglise de l’Unification, couramment appelée «secte Moon», a été inculpée pour corruption. Dans le cadre des enquêtes sur la loi martiale, déclarée le 3 décembre par Yoon et rapidement annulée, la Fédération des familles pour la paix mondiale et l’unification, le nom officiel de la secte, est dans le viseur des procureurs spéciaux chargés de faire la lumière sur les différents liens d’influence entre l’ancienne administration et les organisations religieuses.

Han Hak-ja, veuve du fondateur de l’Eglise de l’Unification Moon Sun-myung, aurait, via un intermédiaire, envoyé à Kim Keon-hee, épouse de l’ancien président Yoon Suk-yeol, un collier en diamants et deux sacs Chanel pour une valeur totale d’environ 50 000 euros. Par la voix de ses avocats, l’ex-première dame a reconnu le 5 novembre avoir reçu les sacs, mais nie pour le collier et affirme qu’il n’y a eu «aucune collusion avec l’Eglise de l’Unification».

Un député proche de Yoon, Kweon Seong-dong, aurait également reçu plus de 60 000 euros, via des versements ordonnés par Han Hak-ja, qui réfute toutes les accusations à son encontre. Les différentes transactions, effectuées en 2022, auraient eu pour but de s’attirer l’amitié de l’ancien chef de l’État pour qu’il intercède en faveur de l’Eglise dans le cadre de différents projets en Corée du Su

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