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Entretien

Teng Biao : «Le but du totalitarisme numérique de Pékin est de contrôler chaque mouvement à chaque instant»

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Juriste et militant des Droits de l’homme en exil, Biao décrit l’état de la société civile en Chine et interroge les forces et les faiblesses d’un régime de plus en plus verrouillé après douze années du pouvoir intransigeant de Xi Jinping.

L'avocat Teng Biao au Washington Square Park à New York, le 15 juin 2018. (Jeenah Moon/NYT.REDUX.REA)
Publié le 06/12/2025 à 13h14

Il est non grata en Chine. Teng Biao a dû quitter son pays pour s’installer aux Etats-Unis en 2014, après plusieurs incarcérations et séances de torture en raison de son engagement en faveur des droits humains et des réformes démocratiques. A 52 ans, ce juriste diplômé de l’université de Pékin et avocat appartient à cette génération engagée qui s’est battue pour une transition pacifique en Chine. En décembre 2008, il a été l’un des premiers 303 signataires de la Charte 08, manifeste qui appelait à l’instauration d’une véritable démocratie libérale, et qui a conduit en prison le futur Prix Nobel de la paix Liu Xiaobo.

Teng Biao a également défendu des affaires liées à la liberté d’expression, à la liberté religieuse, ainsi que des causes concernant les Tibétains et les Ouïghours. Il a fondé deux ONG de défense des droits humains : Open Constitution Initiative en 2003 et China Against the Death Penalty, sept ans plus tard. Il a aussi pri

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