Le black-out numérique. Depuis lundi, l’Afghanistan ne répond plus. En cause, une coupure nationale des télécommunications imposée par les talibans au pouvoir. Libertés fondamentales bafouées, retour des valeurs conservatrices, ruptures avec le reste du monde… A l’heure où l’accès à Internet est considéré quasiment comme un droit fondamental, permettant à tous d’avoir accès à l’information ou d’exercer sa liberté d’expression, en Afghanistan, il est devenu une arme de plus que les talibans retournent contre leur peuple, un autoritarisme numérique qui permet l’invisibilisation des conflits et l’étouffement des contestations.
Lundi soir, le signal des téléphones portables et internet a progressivement faibli jusqu’à ce que la connectivité soit inférieure à 1 % des niveaux habituels, a indiqué NetBlocks – l’organisation chargée de la cybersécurité et de la gouvernance d’Internet. Début septembre, les autorités talibanes avaient déjà commencé à restreindre l’accès à Internet, en coupant les connexions dans plusieurs provinces. Les raisons invoquées ? La lut




