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ONG et experts sonnent l’alarme sur la répression sans frontière de la Chine

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Des initiatives sont lancées pour tenter d’enrayer les attaques et les intimidations croissantes menées sur le sol européen envers les dissidents et militants des droits de l’homme.

Manifestation de membres d'Amnesty International lors de la visite de Xi Jinping en France en mai 2024. (Geoffroy Van Der Hasselt/AFP)
Publié le 04/12/2025 à 18h33

Les uns ont été victimes d’une tentative d’enlèvement. Les autres voient leur tête mise à prix. Certains sont suivis, appelés au téléphone sur des numéros cachés, leurs messageries piratées et les données aspirées. Certains ont été cambriolés – ordinateurs et valises dérobées –, sont poursuivis en justice ou abusivement recherchés par Interpol. Quand leurs familles restées au pays ne sont pas menacées ou harcelées par des policiers ou des agents en civil.

Anciens élus, militants des droits de l’homme, avocats, universitaires, artistes ou simples citoyens, tous ont en commun d’être dans le viseur d’une Chine qui n’a guère de scrupule à réprimer au-delà de ses frontières, grâce aux ressources de la surveillance numérique.

«Un début de prise de conscience»

«Cette répression du gouvernement chinois est beaucoup plus proche et plus forte qu’on ne le pense : elle se produit au cœur même des démocraties. Pékin s’en prend à tous ceux qui osent s’écarter du discours officiel du Parti communiste, où qu’ils se trouvent et quelle que soit la nature pacifique de leurs activités», fait remarquer Yalkun Uluyol, chercheur sur la Chine pour Human Rights Watch.

Le phénomène n’est pas nouveau. Mais il «fait enfin l’objet d’un début de prise de conscience dans les Etats membres et les institutions de l’UE.

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