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Attaque

Pakistan : le bilan de l’attentat-suicide d’une mosquée chiite s’alourdit, avec 30 morts et 130 blessés

L’explosion meurtrière a eu lieu ce vendredi dans la capitale, Islamabad, à l’heure de la prière.

Un homme transporte un garçon blessé à l'hôpital après une explosion dans une mosquée d'Islamabad, ce vendredi 6 février. (Aamir Qureshi/AFP)
Publié aujourd'hui à 11h55, mis à jour le 06/02/2026 à 12h58

Le bilan des victimes a doublé dans la matinée. Une explosion ce vendredi 6 février dans une mosquée chiite de la capitale du Pakistan, Islamabad, a fait au moins 30 morts et plus de 130 blessés, a annoncé la police pakistanaise. Un premier bilan faisait état de 15 morts et 80 blessés.

«Une explosion s’est produite à la prière du vendredi dans une mosquée chiite» du quartier de Tarlai, a déclaré une source haut placée dans la police, s’exprimant sous condition d’anonymat. A cette heure-là, les mosquées du pays sont bondées, confirme un haut responsable policier à l’AFP, sous couvert d’anonymat. Selon cette même source, le bilan «devrait encore s’alourdir».

Il s’agirait d’un attentat-suicide, selon une source de sécurité à l’AFP. «L’assaillant a été bloqué à l’entrée et s’est fait exploser», a déclaré cette même source.

Aucune revendication pour le moment

Des journalistes de l’AFP ont vu des dizaines de personnes arriver dans un grand hôpital avec des vêtements tachés de sang et des blessures. Des médecins et des passants aidaient les victimes transportées par des ambulances. Au moins une victime est arrivée dans le coffre d’une voiture. Des amis et proches des blessés ont poussé des cris lorsqu’ils sont arrivés au service des urgences de l’hôpital, fortement gardé.

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a exprimé sa «profonde peine» et «fermement condamné» l’attentat, affirmant que ses auteurs seraient retrouvés et traduits en justice. Aucun groupe n’a pour l’instant revendiqué la responsabilité de l’attaque, qui survient alors que les forces de sécurité pakistanaises luttent contre l’intensification des insurrections dans les provinces du sud et du nord du pays, à la frontière avec l’Afghanistan.

Fin janvier, 70 personnes sont mortes après des attaques séparatistes au Baloutchistan, dont 5 civils, au moins 10 membres des forces de sécurité et plus de 50 rebelles, dans le sud-ouest du pays.

Mise à jour à 12 h 58 avec un nouveau bilan, la situation dans un hôpital et l’absence de revendication.
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