«J’ai parlé à Idris. Il est terrorisé à l’idée d’être extradé. A chaque fois qu’il entend des pas dans le couloir de la prison, il a l’impression que quelqu’un vient le chercher pour l’envoyer en Chine», confie à Libération un de ses amis, Abduweli Ayup. Mercredi, la Cour de cassation du Maroc a autorisé l’extradition d’Idris Hasan (dont le nom s’écrit aussi Yidiresi Aishan) pour la Chine. Soit, pour ce Ouïghour, un aller simple pour une geôle au secret, sans accès à un avocat, avec d’importants risques de torture et de longues années d’emprisonnement à l’issue d’un procès factice. Et un monstrueux raté pour Interpol : l’organisation internationale de police criminelle avait publié sans la vérifier la notice rouge pour «terrorisme» émise par la Chine contre cet opposant politique pacifiste, ce qui a déclenché son arrestation pendant son transit à l’aéroport de Casablanca, en juillet, alo
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Par amitié avec la Chine, le Maroc va extrader le Ouïghour Idris Hasan
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A la suite d’une erreur d’Interpol, l’informaticien de 34 ans et militant pacifiste pour les droits humains risque la torture et la prison à vie au Xinjiang en raison d’une allégation abusive de «terrorisme».
Idris Hasan à Istanbul en 2019. (AP)
Publié le 16/12/2021 à 20h55
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