Une affaire historique vient de démarrer à la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye. Les juges de la plus haute instance judiciaire de l’ONU, qui arbitre des différends entre Etats, ont entamé ce lundi 12 janvier trois semaines d’audience pour statuer sur les accusations de génocide à l’encontre de la Birmanie. Lors d’une vaste campagne de massacres, de violences sexuelles et de destructions systématiques, le pouvoir birman et ses forces de sécurité s’en étaient pris à la communauté musulmane rohingya en 2017. Au moins 10 000 personnes – un bilan probablement sous-évalué – avaient été abattues, égorgées, noyées, brûlées vives et 745 000 autres avaient dû fuir vers le Bangladesh voisin pour échapper à la mort et aux effets d’un apartheid violent instauré depuis des décennies.
Après une série d’attaques coordonnées par des militants et combattants de l’Armée du salut des Rohingyas de l’Arakan (Arsa), l’armée birmane s’était lancée dans des représailles d’a




