C’est un double saut dans l’inconnu et la cobelligérance. Qu’il soit «imminent» ou dans les «prochaines semaines», le déploiement des soldats nord-coréens aux côtés des troupes russes est désormais une chose acquise. Et une grande première historique vu le nombre et le statut des troupes concernées. Elle témoigne d’un rapprochement qui n’a rien de symbolique ni d’anecdotique entre la Russie affaiblie de Vladimir Poutine et la Corée du Nord isolée de Kim Jong-un, et alimente les craintes d’une escalade en Ukraine. Par la voix de sa ministre des Affaires étrangères, Choe Son-hui qui poursuit ce vendredi une visite à Moscou, Pyongyang a d’ailleurs claironné qu’il sera toujours «fermement aux côtés de nos camarades russes jusqu’au jour de la victoire». Son homologue russe, Sergueï Lavrov a confirmé que des «contacts très étroits (avaient) été établis entre les militaires et les services de sécurité des deux pays. Cela permet de résoudre des questions importantes pour la sécurité de nos citoyens et des vôtres».
Conflit
Ukraine : quand la Corée du Nord reprend le chemin de la guerre à l’étranger
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L’annonce d’un déploiement massif et inédit de soldats nord-coréens dans la région de Koursk, frontalière avec l’Ukraine, suscite des interrogations sur l’utilisation de ces troupes aux côtés des Russes et rappelle les engagements de Pyongyang dans de précédents conflits.
Le président nord-coréen, Kim Jong-un, et des soldats de l'armée populaire coréenne, le 25 mars. (KCNA/via Reuters)
Publié le 01/11/2024 à 10h35, mis à jour le 01/11/2024 à 13h29
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