Sur un grand panneau représentant le détroit de Taiwan, une troupe de drones arrivent en masse, par les airs et par la mer. Pour montrer l’étendue de sa flotte, Thunder Tiger n’a pas lésiné sur les moyens, lors du salon des technologies aérospatiales et de défense organisé à Taipei la semaine dernière. Sur l’un des plus grands stands du forum, le dernier né de cette entreprise taïwanaise est en bonne place. Avec ses huit mètres de long, le drone de surface naval (USV) SeaShark 800.
Il serait capable de transporter 1 200 kg d’explosifs et de parcourir jusqu’à 500 km. Pour immerger curieux et professionnels venus en nombre s’extasier devant les innovations militaires, des prototypes de drones aériens ont aussi été suspendus à la partie supérieure du stand.
Modèles réduits
«L’activité de Thunder Tiger se concentre principalement sur le développement d’engins autonomes, qu’ils soient sous-marins, terrestres ou aériens, présente le directeur de marque du groupe, qui n’a pas souhaité donner son nom. Ces modèles peuvent aussi bien servir à des missions de surveillance que tactiques.»
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La société publique, qui s’est imposée comme l’un des leaders du marché taïwanais, ne se dédiait pourtant pas, à l’origine, à la fabrication d’UAVs (Unmanned aerial vehicle). Créée en 1979, elle fut à la pointe de l’industrie de modèles réduits télécommandés. C’est seulement en 2015 qu’elle a commencé à fabriquer des drones commerciaux. Elle n’est pas la seule à avoir effectué ce basculement. «Il y a des




