C’était l’un des espoirs des négociateurs américains lorsqu’ils discutaient avec les talibans à Doha, au Qatar, en 2019 et 2020 : leurs interlocuteurs, lorsqu’ils seraient de nouveau au pouvoir, auraient changé. Ils seraient moins radicaux, plus enclins à respecter les droits humains, ceux des femmes en particulier. «Des talibans 2.0», selon l’expression qui s’est alors répandue dans certains cercles diplomatiques, qui n’auraient d’autre choix que de faire des concessions pour obtenir la reconnaissance de la communauté internationale et son aide humanitaire. L’espoir s’est fracassé depuis leur prise de Kaboul le 15 août 2021. «Les talibans n’ont pas changé, ce sont les mêmes, leur ADN est identique. Ils vont transformer le pays en une Corée du Nord islamiste», dit un diplomate occidental.
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Assassinats politiques, arrestations, libertés attaquées… en Afghanistan, les talibans font monter l’oppression
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Depuis le 4 avril, les Afghanes ont l’interdiction de travailler pour les agences des Nations unies, dans un pays très dépendant de l’aide humanitaire. Une nouvelle attaque contre les droits humains du régime islamiste, qui multiplie les mesures obscurantistes et liberticides sous l’égide de l’omnipotent émir Haibatullah Akhundzada.
Des talibans au sommet de la colline de Wazir Akbar Khan qui surplombe la ville de Kaboul, le 4 avril. (Wakil Kohsar/AFP)
ParLuc Mathieu
Publié le 16/04/2023 à 19h49
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