Ce n’est pas tout à fait par hasard que l’un des premiers mots qu’apprennent les visiteurs étrangers au Groenland soit «Immaqa» («peut-être», en kalaallisut). Dans l’île arctique, les choses se passent rarement comme prévu, et la météo prend son tribut sur les plannings et les horaires. Ce vendredi 6 février, les cieux groenlandais ont été relativement cléments avec les délégations françaises et canadiennes venues ouvrir leur consulat respectif. Leur programme n’a été décalé que de deux heures.
La mission de Jean-Noël Poirier, nouveau consul de France à Nuuk, sera forcément particulière. L’île autonome sous souveraineté danoise ne compte que neuf Français officiellement enregistrés, probablement un peu plus du double dans la réalité. Sa mission, décidée après la visite d’Emmanuel Macron au Groenland en juin 2025, a été organisée en accéléré, en parallèle des




