Nul ne doute désormais en Amérique latine que les menaces proférées par Donald Trump doivent être prises au sérieux. Mais jusqu’où ? La Colombie retient son souffle, quelques jours après l’intervention américaine au Venezuela et alors que les passes d’armes entre Gustavo Petro, le premier président de gauche (élu en 2022) de la troisième économie latino-américaine et le locataire de la Maison Blanche font depuis des mois les gorges chaudes des médias et enveniment les relations diplomatiques des deux pays.
«Je ne suis ni illégitime, ni un narco», a ainsi répondu dans la nuit du dimanche 4 au lundi 5 janvier le président colombien aux dernières invectives de Donald Trump qui lui disait samedi de «faire gaffe à ses fesses», et




