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Intimidation

Colombie : sommé de «faire gaffe à ses fesses», Gustavo Petro ne baisse pas les yeux

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Les provocations de Donald Trump sont prises très au sérieux par son homologue colombien, élu tout à fait démocratiquement, au contraire de Maduro. Il a renforcé sa sécurité mais menace aussi de reprendre les armes en cas d’attaque américaine, dans un pays très différent du Venezuela.

Le président colombien, Gustavo Petro, à Bogota le 29 décembre 2025. (Sergio Yate/AFP)
ParAnne Proenza
correspondante à Bogota
Publié le 05/01/2026 à 19h02

Nul ne doute désormais en Amérique latine que les menaces proférées par Donald Trump doivent être prises au sérieux. Mais jusqu’où ? La Colombie retient son souffle, quelques jours après l’intervention américaine au Venezuela et alors que les passes d’armes entre Gustavo Petro, le premier président de gauche (élu en 2022) de la troisième économie latino-américaine et le locataire de la Maison Blanche font depuis des mois les gorges chaudes des médias et enveniment les relations diplomatiques des deux pays.

«Je ne suis ni illégitime, ni un narco», a ainsi répondu dans la nuit du dimanche 4 au lundi 5 janvier le président colombien aux dernières invectives de Donald Trump qui lui disait samedi de «faire gaffe à ses fesses», et

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