La rue est bouclée, délimitée par le cordon de sécurité. Derrière, des agents des forces de l’ordre, encagoulés, des casques sur la tête, des gilets en kevlar. En face d’eux, plus d’une centaine de manifestants. Les hurlements sont stridents, à en déchirer la gorge. «Foutez le camp de la ville !» lance une femme. «Nazis !» «Criminels !» «Fascistes !» hurle un autre. Et la foule de scander : «Honte, honte, honte !»
Un peu plus tôt dans la matinée du samedi 24 janvier (en fin d’après-midi à Paris), un agent des forces de l’ordre a tué un homme en pleine rue, dans ce quartier résidentiel de Minneapolis. Plusieurs vidéos ont circ




