Le conflit qui fait rage en Ukraine depuis son invasion par la Russie il y a trois ans et demi l’a amplement démontré : les attaques informatiques accompagnent désormais, voire précèdent, le fracas des armes conventionnelles. Et la «guerre de l’information», aussi vieille que la guerre tout court, est puissamment reconfigurée par la viralité des plateformes numériques. C’est à ces enjeux, désormais percutés par le développement des intelligences artificielles, que doit répondre le commandement de la cyberdéfense (ComCyber), créé début 2017 et placé sous la houlette du chef d’état-major des armées.
Ancien chef des opérations du ComCyber de 2018 à 2020, le général de division aérienne Emmanuel Naëgelen en a pris la tête cet été, après avoir été durant quelques années le numéro 2 de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), chargée de superviser la sécurité des réseaux civils sensibles. Ce lundi 17 novembre, il sera à Rennes pour l’ouverture de l’European Cyber Week, le grand raout français de la cyberdéfense, qui rassemble pendant quatre jours acteurs régaliens – de l’Anssi




