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Interview

Cyberdéfense : «L’enjeu, c’est de nous préparer à une menace de haute intensité»

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Le nouveau commandant de la cyberdéfense de l’état-major des armées, Emmanuel Naëgelen, explique comment les forces françaises font face aux attaques informatiques, aux opérations de désinformation et d’espionnage, en forte augmentation.

La «guerre de l’information», aussi vieille que la guerre tout court, est puissamment reconfigurée par la viralité des plateformes numériques. (Martin Bertrand/Hans Lucas. AFP)
Publié le 16/11/2025 à 15h18

Le conflit qui fait rage en Ukraine depuis son invasion par la Russie il y a trois ans et demi l’a amplement démontré : les attaques informatiques accompagnent désormais, voire précèdent, le fracas des armes conventionnelles. Et la «guerre de l’information», aussi vieille que la guerre tout court, est puissamment reconfigurée par la viralité des plateformes numériques. C’est à ces enjeux, désormais percutés par le développement des intelligences artificielles, que doit répondre le commandement de la cyberdéfense (ComCyber), créé début 2017 et placé sous la houlette du chef d’état-major des armées.

Ancien chef des opérations du ComCyber de 2018 à 2020, le général de division aérienne Emmanuel Naëgelen en a pris la tête cet été, après avoir été durant quelques années le numéro 2 de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), chargée de superviser la sécurité des réseaux civils sensibles. Ce lundi 17 novembre, il sera à Rennes pour l’ouverture de l’European Cyber Week, le grand raout français de la cyberdéfense, qui rassemble pendant quatre jours acteurs régaliens – de l’Anssi

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