Un drapeau ukrainien sur une épaule et celui de la révolution syrienne sur l’autre, c’est sous le signe de la solidarité que des milliers de manifestants syriens ont célébré mardi le onzième anniversaire de leur soulèvement contre le régime de Bachar al-Assad. «De la Syrie à l’Ukraine, le criminel est le même», lisait-on sur les pancartes. Dans la région d’Idlib, dans le nord-ouest du pays, dernière enclave syrienne à échapper au contrôle du régime, les milliers de manifestants ont conspué la Russie.
La communauté de cause et de combat, face au même ennemi, s’était exprimée dès les premiers jours de l’offensive contre l’Ukraine. L’identification n’a fait que s’amplifier au fur et à mesure des opérations meurtrières, tragiquement familières pour les Syriens pendant plusieurs années. Mêmes bombardements aveugles, mêmes attaques contre les hôpitaux et autres cibles civiles, mêmes pilonnages de villes assiégées accompagnés de la même propagande mensongère et mêmes colonnes de réfugiés fuyant les bombes se pressant aux frontières de leur pays.




