C’est un coup de projecteur d’une ampleur inédite sur l’un des marchés les plus opaques de la planète. Depuis dimanche soir, l’association Forbidden Stories, seize médias du monde entier et l’ONG Amnesty International mettent à nu une partie de la chalandise – et des victimes –, du logiciel espion Pegasus, produit phare de la sulfureuse société israélienne NSO Group. Les révélations du consortium font ainsi état d’une dizaine de pays clients identifiés, certains déjà connus, d’autre non ; d’une liste de 50 000 numéros de téléphone destinés à être ciblés par cet outil aussi puissant qu’intrusif, dont celui du chef de l’Etat français ; de traces d’infection par Pegasus retrouvées dans les smartphones de journalistes, d’avocats, d’opposants politiques… Spectaculaire, mais pas si surprenant pour celles et ceux qui, depuis plusieurs années, s’alarment de la prolifération tous azimuts des logiciels espions et des systèmes d’interception des communications. «Le secteur de la surveillance numérique est tellement peu régulé que les atteintes aux droits h
Espionnage
Des technologies de surveillance trop peu surveillées
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Depuis des années, des ONG réclament un contrôle plus strict des ventes de logiciels espions et de systèmes d’interception des communications. Les révélations sur NSO remettent en pleine lumière la faiblesse du cadre international.
Le siège du groupe NSO près de Tel Aviv (Israël), en 2016. (Jack Guez /AFP)
Publié le 21/07/2021 à 6h46
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