«Son crime, comme des millions de jeunes en Egypte et bien au-delà, est d’avoir cru qu’un autre monde était possible. Et d’avoir tenté de le faire advenir.» Ces mots, sont ceux de Laila Soueif, mathématicienne et activiste, mère du militant politique Alaa Abdel Fattah, publiés dans le New York Times vendredi, dans une tribune intitulée «Mon fils n’est pas le seul. Des millions de jeunes gens ont commis le même crime».
Ce lundi, son fils a été condamné à cinq ans de prison, aux côtés de l’ancien avocat Mohamed el-Baqer, et du blogueur Mohamed Ibrahim, aka Mohamed Oxygen, qui écopent tous deux de quatre ans. Aucune procédure d’appel n’est possible. Pour Alaa Abdel Fattah, cette peine s’ajoute aux sept années de détention déjà passées en prison. Cinq ans d’abord, de 2014 à 2019, pour avoir participé à une manifestation, peu après le coup d’Etat militaire du général al-Sissi, le 3 juillet 2013. Ensuite, une parenthèse de six mois de liberté surveillée durant lesquels il doit dormir, chaque nuit, au commissariat de son quartier.
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