En résumé :
- Des milliers de Palestiniens espèrent lundi quitter le site de l’hôpital Al-Shifa, le plus grand de la bande de Gaza, sans eau ni électricité depuis quelques jours.
- Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a évoqué dimanche l’éventualité d’un accord pour libérer certains des quelque 240 otages enlevés par le Hamas, une condition selon lui à tout cessez-le-feu.
- Les drapeaux ont été mis en berne sur les bâtiments de l’ONU à travers l’Asie en mémoire des salariés tués dans la guerre entre Israël et le Hamas.
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Une photo montre des soldats de Tsahal dans le parlement du Hamas à Gaza. Une photo circulant sur des chaînes Telegram et sur X (ex-Twitter) montre des soldats présentés comme étant de la brigade Golani - une brigade d’infanterie israélienne - poser en tenue, avec leurs armes et des drapeaux israéliens dans le parlement du Hamas à Gaza. Le cliché est notamment partagé sur X par Nir Dvori, journaliste du service Défense de la chaîne de télévision israélienne Channel 12. Un des deux drapeaux israéliens est complété par un arbre au centre, symbole de la brigade Golani. Plus tôt dans la journée, Israël avait annoncé que le Hamas avait «perdu le contrôle à Gaza».
גולני בבניין המועצה המחוקקת של חמאס. pic.twitter.com/25onRIs4iE
— nir dvori (@ndvori) November 13, 2023
L’armée israélienne dit avoir des «indices» montrant que le Hamas a détenu des otages dans un hôpital. L’armée israélienne a déclaré lundi avoir des «indices» montrant que les combattants du Hamas ont détenu dans un hôpital pour enfants de la bande de Gaza des otages qu’ils avaient enlevés lors de leur attaque dans le sud d’Israël, le 7 octobre. Sous l’hôpital Rantisi, dans le nord de la bande de Gaza, l’armée israélienne a rassemblé «des indices qui font penser que le Hamas détenait des otages ici», comme un biberon de bébé ou un bout de corde attaché à une chaise, a dit le porte-parole de l’armée Daniel Hagari, vidéo à l’appui.
Pour Lula, la réponse d’Israël est «aussi grave» que l’attaque du Hamas. Le président brésilien Lula a accusé lundi Israël de «tuer des innocents sans aucun critère» dans la bande de Gaza, jugeant la réponse de l’Etat hébreu «aussi grave» que les attaques du Hamas. «Après les actes de terrorisme du Hamas, les conséquences, la solution d’Israël s’est avérée aussi grave que celle du Hamas. Ils tuent des innocents sans aucun critère», a affirmé Luiz Inacio Lula da Silva lors d’une cérémonie officielle à Brasilia. Le président du plus grand pays d’Amérique latine a également accusé Israël de «lancer des bombes là où il y a des enfants, comme sur des hôpitaux, sous prétexte que des terroristes s’y trouveraient». «C’est inexplicable. D’abord, il faut sauver les femmes et les enfants, après vous vous battez avec qui vous voulez», a insisté Lula.
Le difficile accès à l’eau à Gaza. Des personnes remplissent des bouteilles d’eau tandis que des Palestiniens fuyant le nord de la bande de Gaza se dirigent vers le sud alors que les chars israéliens pénètrent plus profondément dans l’enclave.
Un journaliste libanais légèrement blessé par des tirs israéliens à la frontière. Un journaliste d’Al-Jazeera a été légèrement blessé lundi par des tirs israéliens, selon la chaîne qatarie et un responsable local, alors qu’il couvrait avec d’autres correspondants de presse les bombardements dans le sud du Liban. Les journalistes d’une dizaine de médias, notamment libanais, effectuaient une tournée dans le village frontalier de Yaroun qui avait été visé par des bombardements israéliens. Un journaliste d’Al-Jazeera, Issam Mawassi, a été «légèrement blessé» et une voiture de la chaîne a été endommagée, a déclaré le chef du bureau d’Al-Jazeera au Liban, Mazen Ibrahim, sur la chaîne. Il a accusé l’armée israélienne de «viser délibérément les journalistes». L’armée israélienne n’a pas réagi dans l’immédiat.
Hôpital à Gaza : Biden demande des «actions moins intrusives» de la part d’Israël. Joe Biden a demandé lundi à Israël de protéger le principal hôpital de Gaza, près duquel se déroulent des combats entre l’armée israélienne et des combattants du Hamas. «J’espère et je m’attends à des actions moins intrusives à propos de l’hôpital», a déclaré le président américain à la Maison Blanche, questionné par des journalistes pour savoir s’il en avait parlé avec les dirigeants israéliens. «L’hôpital doit être protégé», a-t-il ajouté.
Le gouvernement du Hamas annonce un nouveau bilan de 11 240 morts. Le gouvernement du Hamas a annoncé lundi que 11 240 Palestiniens avaient été tués dans les bombardements israéliens sur la bande de Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre. Parmi les morts recensés à ce jour figurent 4 630 enfants et 3 130 femmes, a détaillé le gouvernement du Hamas palestinien. En outre, 29 000 personnes ont été blessées. Le ministère de la Santé du Hamas assure de son côté que des dizaines de corps jonchent les rues du nord de la bande de Gaza et qu’il est impossible de les recenser car l’armée israélienne vise les ambulances et les soignants tentant de les approcher. Ces chiffres proviennent du ministère de la Santé palestinien, contrôlé par le Hamas, et n’ont pas pu être vérifiés par une source indépendante.
Israël affirme que le Hamas «a perdu le contrôle à Gaza». Le Hamas «a perdu le contrôle à Gaza» et ses combattants «fuient vers le sud», a affirmé lundi le ministre de la Défense israélien Yoav Gallant après plus de cinq semaines de guerre avec le mouvement islamiste palestinien. Des civils «pillent les bases du Hamas. Ils ne croient plus au gouvernement (du Hamas, ndlr)» au pouvoir dans le petit territoire palestinien pilonné sans relâche par Israël et plongé dans une situation humanitaire catastrophique, a aussi assuré le ministre dans un message vidéo diffusé par plusieurs chaînes de télévision.
A la frontière entre Israël et Gaza. Des hommes marchent le long de la frontière, dans le sud d’Israël, alors que les combats se poursuivent.
Hommage aux victimes françaises du Hamas : Emmanuel Macron attend le bilan définitif. Dans une réponse adressée lundi 13 novembre au président des LR Eric Ciotti, qui le pressait d’organiser une telle cérémonie, Emmanuel Macron a annoncé qu’il rendra hommage aux victimes françaises de l’attaque du Hamas dès que «leur nombre et leur identité seront établis avec certitude».
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Le ministre israélien des affaires étrangères reconnaît la pression internationale croissante en faveur d’un cessez-le-feu. «D’un point de vue politique, nous reconnaissons qu’Israël est soumis à une pression accrue. La pression n’est pas très forte, mais elle augmente», a déclaré ce lundi Eli Cohen lors d’une conférence de presse. Il a également estimé qu’Israël disposait d’une «fenêtre diplomatique» de deux à trois semaines avant que la pression ne commence sérieusement à peser.
La Knesset veut accorder la citoyenneté d’honneur aux non-Israéliens tués dans le massacre du 7 octobre. Le parlement israélien, la Knesset, a présenté ce lundi un projet de loi qui accorderait la citoyenneté d’honneur aux non-Israéliens tués lors des attaques du Hamas le 7 octobre. Selon le texte, l’octroi de la citoyenneté se ferait sous l’autorité du ministre israélien de l’Intérieur et selon la recommandation du ministre de la Défense.
«Marche silencieuse» dimanche à Paris, à l’appel du monde de la culture. Quelque 500 personnalités de la culture, dont Isabelle Adjani, Sami Bouajila et Claude Lelouch, ont appelé ce lundi à une «marche silencieuse, solidaire, humaniste et pacifique», dimanche à Paris, et souhaité que «cesse immédiatement» la «guerre fratricide» entre Palestiniens et Israéliens. «Nous organisons une marche silencieuse, solidaire, humaniste et pacifique qui s’ouvrira avec une seule longue banderole blanche. Pas de revendication politique, ni de slogan. Drapeaux blancs, mouchoirs blancs sont les bienvenus», écrit dans un communiqué un collectif dénommé «Une autre voix», présidé par l’actrice Lubna Azabal. «Depuis le 7 octobre 2023, l’horreur et la souffrance déchirent Palestiniens et Israéliens selon une mathématique monstrueuse qui dure déjà depuis longtemps. Cette guerre fratricide nous touche toutes et tous, et peu importe nos raisons ou affinités de part et d’autre du mur, nous souhaitons qu’elle cesse immédiatement et que les deux peuples puissent enfin vivre en paix», écrit le collectif. «À cette injonction de choisir un camp à détester, il est urgent de faire entendre une autre voix : celle de l’union», dit-il. «La voix de l’union, c’est la voix multiple, polyphonique, vivante, c’est la preuve du lien si puissant qui existe en France entre les citoyens juifs, musulmans, chrétiens, athées et agnostiques.» Parmi les signataires figurent des acteurs comme Pierre Richard, Elsa Zylberstein ou Laure Calamy, des auteurs dont Leïla Slimani et Philippe Geluck ou encore le chanteur Michel Jonasz.
Les nouveau-nés de Gaza confrontés à une situation désespérée. Alors que Gaza est en état de siège, le sort des patients hospitalisés du territoire, en particulier des enfants, est une préoccupation majeure. A l’hôpital d’Al Shifa, des journalistes de l’agence de presse Reuters ont vu de très jeunes bébés couchés côte à côte, certains enveloppés dans un tissu vert grossièrement scotché autour d’eux pour se réchauffer, d’autres ne portant que des couches. «Hier, j’avais 39 bébés. Aujourd’hui ils sont 36», a témoigné le Dr Mohamed Tabasha, chef du service de pédiatrie à al Shifa. «Je ne peux pas dire combien de temps ils peuvent tenir. Je peux perdre deux autres bébés aujourd’hui ou dans une heure», a-t-il poursuivi. A cause des coupures d’électricité, les nourrissons ont froid. Ils manquent aussi de médicaments et de lait stérilisé alors qu’ils n’ont aucune immunité.
La militante Greta Thunberg critiquée en Allemagne après avoir appelé à un «cessez-le-feu». Plusieurs voix se sont élevées ce lundi en Allemagne pour critiquer l’activiste climatique Greta Thunberg après que celle-ci a appelé à un «cessez-le-feu» à Gaza et arboré un keffieh noir et blanc lors d’une manifestation consacrée au climat la veille à Amsterdam. «En tant que mouvement pour la justice climatique, nous devons écouter les voix de ceux qui sont opprimés et de ceux qui luttent pour la liberté et la justice», a-t-elle affirmé devant la foule. La coprésidente du parti écologiste allemand Die Grünen Ricarda Lang, pourtant favorable à son mouvement Fridays for Future, a ainsi déploré que «Greta Thunberg abuse de la cause de la protection du climat pour adopter une position unilatérale sur le conflit israélo-palestinien, dans laquelle elle ne condamne pas les atrocités absolues commises par le Hamas». La présidente de la section allemande de Fridays for Future Luisa Neubauer s’est quant à elle désolidarisée de ces propos, se disant «déçue que Greta Thunberg n’ait rien de concret à dire sur les victimes juives du massacre du 7 octobre.» De son côté, l’ambassade d’Israël en Allemagne s’est dite «triste que Greta Thunberg utilise la scène climatique à des fins personnelles».
De nouvelles frappes israéliennes font trois morts et 20 blessés. Au moins trois Palestiniens ont été tués et 20 autres blessés après qu’une frappe aérienne israélienne a touché Bani Suheila, une ville située à l’est de Khan Younis dans la bande de Gaza, ont déclaré des responsables du Hamas, rapporte l’agence de presse Reuters.
Le nombre d’incidents antisémites aux États-Unis a quadruplé. Entre le 7 octobre et le 7 novembre, l’ONG Anti-Defamation League (ADL) a recensé 832 incidents antisémites, que ce soit des agressions, des actes de vandalisme ou de harcèlement. Cela représente en moyenne près de 28 incidents par jour. À titre de comparaison, 200 incidents ont été relevés au cours de la même période l’année dernière.
Rencontres
Un convoi humanitaire forcé de faire demi-tour à cause des combats près d’un hôpital. Un convoi d’évacuation du Croissant Rouge a été contraint de faire demi-tour après des combats près de l’hôpital al Quds, encerclé par l’armée israélienne. Le Croissant Rouge a rebroussé chemin «en raison des conditions dangereuses dans la zone de Tal al Hawa, où se trouve l’hôpital, à la lumière des bombardements et des tirs continus, et le personnel médical, les patients et leurs compagnons sont toujours piégés à l’intérieur de l’hôpital sans nourriture, eau ou électricité», a déclaré le Croissant Rouge. Le convoi était également accompagné par le Comité international de la Croix-Rouge.
Faute de carburant, les opérations humanitaires à Gaza «cesseront sous 48 heures» prévient l’ONU. Le patron de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) Thomas White a prévenu ce lundi que les «opérations humanitaires cesseront sous 48 heures, aucun carburant n’étant autorisé à entrer à Gaza», assiégée par Israël et en proie aux combats entre le Hamas et Israël. «Ce matin, deux de nos principaux sous-traitants pour la distribution d’eau ont cessé de travailler - ils n’ont plus de carburant -, ce qui va priver 200 000 personnes d’eau potable» dans ce petit territoire où plus de la moitié des 2,4 millions d’habitants sont déplacés et dépendent désormais totalement de l’aide humanitaire pour survivre, a encore dit Thomas White sur X (ex-Twitter).
L’UNRWA héberge près de 800 000 personnes. L’agence des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, affirme héberger environ la moitié des Palestiniens qui ont fui leurs maisons depuis le début de la guerre.



