Entamées le 28 décembre les manifestations en Iran se sont brusquement amplifiées jeudi, se propageant de Téhéran à Mashhad, en passant par Ispahan, Chiraz, et beaucoup d’autres. Si le degré de mobilisation n’atteint pas celui du mouvement Femme, vie, liberté, ni celui du mouvement vert de 2009, il croît et semble de plus en plus inquiéter le Guide suprême, Ali Khamenei, qui a affirmé vendredi que la république islamique «ne reculerait pas» face à ceux qu’il décrit comme «des saboteurs». Spécialiste de l’Iran pour le centre d’étude Etopia, Jonathan Piron estime que si le régime iranien est dans l’impasse, aucune alternative politique n’a émergé, malgré des slogans royalistes de plus en plus nom
Interview
«En Iran, le désespoir et le ressentiment sont très présents et la fracture toujours plus grande entre la population et le régime»
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Pour Jonathan Piron, chercheur spécialiste du Moyen-Orient, la contestation a franchi un palier mais nous ne sommes pas, à ce stade, dans «une dynamique de révolution», malgré la montée en puissance du fils du chah et la menace américaine.
A Téhéran, le 6 janvier 2026. (MEK. The Media Express/SIPA)
Publié le 10/01/2026 à 9h03
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