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Interview

«En Iran, séparer l’économique du politique est une erreur : les colères sont liées»

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La sociologue Mahnaz Shirali rappelle que le bazar de Téhéran, d’où est parti le mouvement de révolte actuel, est une «structure de contestation historique».

L'entrée du bazar de Téhéran en Iran, le 30 décembre 2025. (Majid Asgaripour/via Reuters)
Publié le 01/01/2026 à 17h59

Le mouvement de protestation contre la vie chère qui secoue l’Iran depuis cinq jours ne retombe pas. Ce jeudi 1er janvier, il a pris une tournure plus violente. Des affrontements localisés avec la police ou les miliciens du régime ont fait trois morts, selon les médias iraniens. Deux «civils» à Lordegan, dans le sud-ouest du pays, selon l’agence de presse officielle Fars, qui indique que «des manifestants ont commencé à jeter des pierres sur les bâtiments administratifs, dont le gouvernorat, la mosquée, la mairie et des banques» ; et un jeune homme de 21 ans à Kouhdacht, dans l’ouest. Son statut est controversé. «Il défendait l’ordre public», affirme la télévision d’Etat, qui le présente comme un bassidji, la milice affiliée aux Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la république islamique. Sur les réseaux sociaux, des activistes iraniens le décrivent au contraire comme un martyr de la répression.

La sociologue et politiste Mahnaz Shirali, auteure de Fenêtre sur l’Iran, le Cri

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