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En Russie, la justice ferme les yeux sur les crimes des vétérans de la guerre en Ukraine

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Selon une étude du média russe en exil «Verstka», les soldats revenus du front, dont beaucoup d’ex-détenus enrôlés, seraient à l’origine de plus de 500 morts dans le pays depuis 2022. Dans plus de 90 % des affaires, la participation à la guerre en Ukraine a été retenue comme circonstance atténuante.

Les crimes sont commis en majorité dans la sphère domestique, et l’alcool et les drogues sont impliqués dans 50 % des situations. (Olga Maltseva/AFP)
Publié le 12/12/2025 à 6h26

Meurtres, actes de torture, violences domestiques… Les vétérans russes revenus du front ukrainien auraient fait 551 morts et 465 blessés graves depuis le début de la guerre en 2022, selon une enquête du média russe d’opposition Verstka qui s’est penché sur quatre ans de procédures judiciaires incriminantes. La publication, dont la rédaction est en exil, révèle que ces faits divers posent la question de la réinsertion de ces soldats, souvent recrutés directement dans les prisons russes.

Parmi les victimes de ces soldats, 274 ont été assassinées de manière préméditée et 163 personnes sont mortes après avoir été gravement maltraitées. Les faits ont en majorité eu lieu dans la sphère domestique ; des conflits familiaux, dans lesquels l’alcool et les drogues sont impliqués dans 50 % des situations, relève le média russe. Le mode opératoire fait aussi état d’une certaine barbarie, selon les informations compilées par Verstka. Dans plus de la moitié des infractions, les anciens soldats ont utilisé des «armes» : couteaux, bâtons, bouteilles, barres de fer, pelles, haches, embouts de tuyaux, poêles, ciseaux, chopes à bière, tabourets, pistolets à percussion, etc.

Si ces circonstances inquiétantes laissent craindre un nouveau pic de violence lorsque la guerre se

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