«Il faut quand même le faire. Sánchez a surpris en annonçant qu’il n’y aurait pas de surprise.» Ce commentaire de la directrice adjointe du quotidien la Vanguardia, Lola García, montre à quel point Pedro Sánchez, passé maître dans l’art des acrobaties politiques et des dénouements inespérés, n’est jamais là où on l’attend. Pendant les cinq jours de la «réflexion profonde» qu’il avait annoncée, l’Espagne suspendue à ses lèvres a bruissé de mille rumeurs, et la plupart de celles-ci penchaient pour la démission ce lundi 29 avril du chef du gouvernement socialiste, dont les nerfs auraient craqué. Mercredi dernier, il n’aurait pas supporté qu’un juge ouvre une enquête judiciaire contre son épouse Begoña Gómez – que tout le monde sait être son talon d’Achille – pour corruption et trafic d’influence, liée notamment à des contrats publics obtenus par un entrepreneur ami. Des poursuites lancées après une plainte de l’organisation Manos Limpias et de sa tête visible, Miguel Bernad, connus depuis des années pour multiplier les actions judiciaires contre toutes sortes de cibles (personnages
Analyse
Espagne : Pedro Sánchez reste, résilient mais ébranlé
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Le chef socialiste du gouvernement espagnol a encore une fois démontré sa maîtrise des coups de théâtre, en annonçant qu’il ne démissionnera pas et qu’il continuera à combattre les tentatives de l’attaquer.
Dans un bar de Madrid, lundi, lors de la prise de parole de Pedro Sánchez. (Paul White/AP)
Publié le 29/04/2024 à 20h08
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