«Je veux juste être libre.» Latifa al-Maktoum, fille de Mohammed ben Rachid al-Maktoum, émir de Dubaï, vice-président et Premier ministre des Emirats arabes unis depuis quinze ans, se filme dans une salle de bain en marbre, couleur bleu et blanc. Cela fait pratiquement trois ans que la princesse est «prise en otage» dans une villa «reconvertie en prison», soutient-elle, les traits fatigués, dans des vidéos dévoilées mardi par la BBC. Des révélations qui risquent d’égratigner encore un peu plus la réputation de son père, l’un des hommes les plus riches du monde, amoureux des courses hippiques et à ce titre proche de la reine Elizabeth II. L’homme, puissant et influent, possède des écuries de pur-sang et des biens immobiliers à travers le monde, et est régulièrement vu aux côtés de chefs d’Etat.
Rattrapée aux larges des côtes indiennes
Le 24 février 2018, pour la deuxième fois, Latifa al-Maktoum tente de s’évader de la cité-Etat du Golfe à bord d’un bateau. Le plan était de rallier les côtes indiennes par la mer puis de s’envoler aux Etats-Unis et d’y demander l’asile politique. Elle prépare son évasion avec sa meilleure amie, une Finlandaise professeure de capoeira, Tiina Jauhiainen, rencontrée en 2010, et l’entrepreneur-mercenaire français Hervé Jaubert. Mais la fugitive est rattrapée huit jours plus tard, aux larges des côtes indiennes, par une «quinzaine de commandos indiens et des hommes de main de l’émir»,




