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A la Commission européenne, un recrutement entre copinage et bidouillage

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L’Américaine Fiona Scott Morton a reconnu récemment avoir été mise au courant en amont de sa nomination controversée à la direction générale de la concurrence par l’exécutif européen : un choix pathétique qui est aussi un naufrage éthique.

L’Américaine Fiona Scott Morton, le 6 avril 2018. (Wikimedia Commons)
ParJean Quatremer
Correspondant européen
Publié le 12/09/2023 à 10h40

L’Américaine Fiona Scott Morton vient benoîtement de vendre la mèche : la Commission européenne a truqué sa procédure de recrutement afin de la nommer «économiste en chef» de la direction générale de la concurrence.

Reprenons : le 11 juillet, le collège des vingt-sept commissaires a approuvé la proposition de la commissaire à la concurrence, la Danoise Margrethe Vestager, de nommer la professeure d’économie à l’université Yale de préférence à l’autre candidat ayant atteint la dernière étape de la sélection, un professeur espagnol. A vrai dire, il n’y a pas vraiment eu de discussion : d’abord parce qu’il s’agit d’un poste technique de contractuel d’une durée de trois ans et, ensuite, parce que Vestager a dissimulé la nationalité de Scott Morton et le fait qu’elle accumulait les conflits d’intérêts, ce qui lui interdisait de travailler sur les dossiers des Gafam, une paille. C’est la presse,

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