Pour mettre encore un peu plus la pression sur l’Europe, le régime bélarusse fait feu de tout bois. Près du poste de douane de Kuznica, à la frontière polonaise, s’entassent depuis le 8 novembre au moins 3 000 migrants, coincés entre les barbelés polonais et les soldats bélarusses. Ils sont arrivés légalement à Minsk, avec la bénédiction du régime qui leur a promis un passage facile vers l’Europe. Dans le camp de fortune fait de tentes, d’abris en bois et de petits feux, les journées sont froides et les nuits courtes. Le bruit des hélicoptères qui survolent la zone ne cesse jamais vraiment, pas plus que la lumière des spots qui éclairent la clôture. Jeudi, un garçon kurde irakien de 14 ans y serait mort, selon la presse polonaise.
Un autre afflux massif de réfugiés pourrait avoir lieu dans les jours à venir. Plusieurs centaines d’entre eux se sont en tout cas réunis devant le Palais des sports de Minsk le 11 novembre, avec sacs à dos et sacs de couchage, avant de faire la queue pour monter dans des bus.