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Affaire Epstein : la police britannique perquisitionne deux adresses liées à Peter Mandelson

L’étau judiciaire se resserre un peu plus ce vendredi 6 février sur l’ancien ambassadeur aux Etats-Unis, soupçonné d’avoir transmis des informations financières sensibles au pédocriminel américain mort en 2019.

Un doigt d'honneur en direction des journalistes ce vendredi 6 février à Londres, depuis une propriété qui appartiendrait à l'ancien ambassadeur britannique aux Etats-Unis, Peter Mandelson. (Toby Melville/REUTERS)
Publié aujourd'hui à 17h23, mis à jour le 06/02/2026 à 17h49

La police britannique a annoncé ce vendredi 6 février perquisitionner deux adresses dans le cadre de l’enquête visant Peter Mandelson, l’ex-ambassadeur britannique à Washington, soupçonné d’avoir transmis des informations financières sensibles au criminel sexuel américain Jeffrey Epstein.

Ces perquisitions visent une adresse dans le Wiltshire (sud-ouest de l’Angleterre) et une autre à Camden, dans Londres, détaille la Metropolitan Police dans un communiqué, ajoutant qu’elles sont liées à «l’enquête en cours visant un homme de 72 ans, pour des infractions liées à une faute dans l’exercice d’une fonction officielle», sans nommer explicitement Peter Mandelson. «Il n’a pas été arrêté et les investigations se poursuivent», a-t-elle ajouté.

La police a ouvert mardi une enquête après que des documents des dossiers Epstein, rendus publics par le ministère américain de la Justice, semblent montrer que Peter Mandelson aurait transmis des informations susceptibles d’influer sur les marchés au financier américain, notamment lorsqu’il était ministre dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown, de 2008 à 2010.

Le même jour, Gordon Brown lui-même avait dit avoir transmis à la police «des informations pertinentes» concernant la divulgation par Peter Mandelson à Jeffrey Epstein d’«informations sensibles pour les marchés financiers» et d’«informations gouvernementales confidentielles». Un «acte inexcusable et antipatriotique», selon l’ancien Premier ministre.

Keir Starmer sous le feu des critiques

Les nouvelles révélations sur l’ampleur des liens entre Peter Mandelson et Jeffrey Epstein ont plongé le gouvernement de Keir Starmer dans la crise. Le Premier ministre travailliste est sous le feu des critiques, interrogé sur ce qu’il savait de ces liens lorsqu’en décembre 2024 il a nommé Mandelson ambassadeur à Washington. Il l’a démis de ses fonctions en septembre 2025, après de précédentes révélations contenues dans le dossier Epstein.

Jeudi, Keir Starmer a présenté ses excuses aux victimes de Jeffrey Epstein pour avoir nommé Peter Mandelson, mais s’est dit déterminé à rester à Downing Street. «Je suis désolé d’avoir cru aux mensonges de [Peter] Mandelson et de l’avoir nommé», a-t-il déclaré avant d’insister : «On savait depuis un certain temps que Mandelson connaissait Epstein, mais aucun d’entre nous ne connaissait l’étendue et la noirceur de cette relation.»

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