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Affaire Mbappé : en Suède, la notion de consentement bien plus ancrée dans la loi

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Le procès de Mazan et l’enquête pour viol ouverte après un récent passage de Kylian Mbappé à Stockholm posent la question de l’intégration du consentement dans la loi. Au royaume scandinave, sa révision en 2018 a entraîné une hausse de 75 % des condamnations.

Manifestation de soutien à toutes les victimes de viols et à Gisèle Pélicot, à Paris, le 14 septembre. (Aline Deschamps/Libération)
ParNicolas Lee
correspondant à Stockholm
Publié le 17/10/2024 à 20h08

«Le sexe doit être volontaire, sinon c’est illégal» : en Suède, voilà comment les défenseurs de la loi résumaient en 2018 le principe plaçant le consentement au cœur de la définition du viol. Six ans après son adoption, ce principe fait désormais l’unanimité. Alors que le procès des viols de Mazan secoue la France, le ministre de la Justice, Didier Migaud, s’est exprimé en faveur de l’intégration du consentement dans la définition juridique du viol, le 27 septembre. Une enquête pour viol ouverte après le récent passage de Kylian Mbappé à Stockholm peut interroger sur les principes qui encadrent une telle législation.

En Suède, la nouvelle législation sur le consentement puise ses racines dans une mobilisation citoye

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