C’est vrai, il n’est pas drôle le Olaf. Muni inlassablement de sa sacoche en cuir élimée qu’il trimbale depuis plus de trente ans dans tous ses déplacements, ce pince-sans-rire reste difficile à comprendre pour ses interlocuteurs, y compris Allemands. «Sa manière de faire n’a pas seulement surpris Paris, mais aussi les propres alliés dans la coalition», explique Jacob Ross, expert des relations franco-allemandes à l’Institut allemand de politique étrangère (DGAP). Le «style Scholz», si on peut parler de style, reste une énigme. C’est sans doute l’une des causes des frictions actuelles entre Paris et Berlin.
«Grimacer comme un Schtroumpf»
C’est un homme du Nord, qu’on surnomme Fischkopp en patois régional («tête de poisson»). Un caractère difficile à comprendre pour les Français mais aussi pour les Allemands du Sud, plus extravertis. Le bouillonnant patron de Bavière, Markus Söder, l’a recadré plus d’une fois en le suppliant d’arrêter de «grimacer comme un Schtroumpf». Contrairement au président français, Scholz ne communique pas avec des symboles mais avec du contenu,




