Faut-il interdire le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) ? La sempiternelle question se pose de nouveau en Allemagne, après que l’Office fédéral de protection de la Constitution, service du renseignement intérieur allemand, a décidé de qualifier l’organisation d’«extrémiste de droite» en conclusion d’un rapport que personne n’a pu lire pour l’instant – et qui risque de finir dans un tiroir.
Depuis vendredi 2 mai, l’AfD est donc officiellement considéré comme un parti agissant «contre les valeurs fondamentales de la Constitution allemande». Les rédacteurs du rapport de 1 100 pages ont appuyé leur conclusion sur la base de déclarations faites pendant les campagnes électorales de 2024 et 2025 et à l’Assemblée fédérale. Mais il suffit de se rendre à des meetings ou des réunions d’information pour connaître les positions nationalistes, identitaires et parfois néonazies de l’AfD.




