Après l’annulation de son plan de «mise sous cloche» de l’Allemagne pendant les fêtes de Pâques, Merkel avait promis aux Allemands qu’elle ne resterait pas les bras croisés en regardant passer la «troisième vague». La chancelière s’était excusée publiquement après ce gros cafouillage tout en accusant les Länder (régions) de ne pas respecter leurs engagements. «Certains les respectent, d’autres non. Ça ne peut plus durer comme cela», avait-elle déclaré il y a deux semaines.
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Elle a donc mis ses promesses à exécution ce vendredi en annulant le prochain «sommet Covid-19» avec les Länder, prévu ce lundi, et en annonçant un amendement à la loi sur la protection contre les infections (Infektionsschutzgesetz) qui permettrait à Berlin de renforcer ses prérogatives et de prendre des décisions pour l’ensemble du territoire, à la manière du président français. «Le but est de créer des règles nationales uniformes», a expliqué sa porte-parole, Ulrike Demmer.
Obligation de tester
C’est un tournant dans la politique sanitaire de l’Allemagne qui avait jusqu’à présent fait confiance aux «vertus du fédéralisme» dans la bataille contre le virus. «Mais on ne peut pas, dans l’urgence, renégocier des mesures de restrictions toutes les deux semaines», a déploré Olaf Scholz, le ministre social-démocrate des Finances, qui est favorable à une reprise en main de l’Etat.
L’amendement pourrait donc permettre à Berlin de se passer des Länder pour imposer – dès lors que le taux d’incidenc




