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Reportage

Athènes sous les cendres et dans la fumée

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Depuis mardi, la capitale grecque affronte des incendies violents qui se sont propagés rapidement. Dans la canicule, les pompiers continuent de lutter contre plusieurs foyers dans le reste du pays.

A Acharnes, dans le nord d'Athènes, mardi. (Lydia Veropoulou/AFP)
ParFabien Perrier
correspondant à Athènes
Publié le 04/08/2021 à 18h46

Ce mercredi, Athènes s’est levé sous une énorme chape de fumée grisâtre dans le ciel et une odeur âcre dans l’air. Les terrasses étaient jonchées de résidus de cendres. Les voitures étaient recouvertes d’une pellicule jaunâtre. Les autorités ont demandé aux habitants de rester calfeutrés chez eux alors qu’une douzaine d’Athéniens étaient hospitalisés pour difficultés respiratoires. Le soleil, lui, n’était pas visible à travers ce nuage de cendres. Comme s’il ne parvenait plus à imposer ses rayons dans une capitale grecque pourtant déjà asphyxiée par la canicule. Depuis plus de vingt-quatre heures, les banlieues chics du nord d’Athènes, à une trentaine de kilomètres du centre-ville, se débattent avec un gigantesque incendie qui provoque la stupeur nationale. «Hors de contrôle», titre ainsi le quotidien de gauche Avgi. C’est un «enfer de feu aux abords d’Athènes», affirme le quotidien Ta Néa, proche du gouvernement. «Cauchemar de feu à Varypompi», relate de son côté Kathimerini, du centre droit.

«Prendre le chien avec moi»

«Dès le réveil, à 7 heures, mon mari et moi avons senti une odeur inhabituelle, comme du caoutchouc brûlé. Vers 13 h 30, nous avons vu une énorme fumée noire s’élever tout à coup», raconte Gina Hatziraki, qui habite à Polyteia, une commune qui surplombe Varymompi. Comme le vent était faible, le couple a pensé que le foyer serait rapidement maîtrisé mardi. Il en n’a rien été : vingt-quatre heures après, hélicoptères et hydravions effectuen

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