«Aucune raison d’en douter». Pour les renseignements américains, dont des sources anonymes se sont exprimées ces dernières heures dans les médias outre-Atlantique, comme pour les experts du groupe jihadiste, la revendication par l’Etat islamique (EI) de l’attentat de Moscou, qui a fait au moins 133 morts et plus d’une centaine de blessés vendredi 22 mars au soir, est tout à fait crédible. Et pour cause : cela fait des semaines que les Etats-Unis mettaient en gardent contre un risque imminent d’attaque terroriste dans la capitale russe.
Quelques heures seulement après le début de l’assaut contre le Crocus City Hall, immense salle du concert située à Krasnogorsk, dans la banlieue nord-ouest de Moscou, et alors que le bâtiment était en proie aux flammes, l’attentat a été revendiqué par le biais d’un communiqué de l’agence de propagande de l’EI, Amaq, diffusé via l’application Telegram. «Des combattants de l’Etat islamique ont attaqué un grand rassemblement de chrétiens dans la ville de Krasnogorsk […], ils ont tué et blessé des centaines de personnes et infligé d’importants dégâts au bâ