Entre les stands vantant des formations universitaires ou des instituts de langue, et des recruteurs de l’armée en treillis, une forêt de drapeaux et de jeunes s’avance sous les néons. Aux cris de «Por-tu-gal ! Por-tu-gal !» ils dominent soudain le brouhaha des allées de Futurália, un salon de l’étudiant organisé tous les ans à Lisbonne. Au cœur de la mêlée, un homme aimante : André Ventura, 41 ans, fondateur et incarnation de Chega, le parti d’extrême droite devenu la troisième force politique du pays le 10 mars, à l’issue d’élections législatives anticipées remportées de justesse par la droite. Depuis la veille, ses communicants font de la retape sur Instagram et TikTok pour leur stand Juventude Chega, vers lequel le groupe se dirige. Dix jours après le scrutin, Ventura est venu «saluer la jeunesse», flanqué de quelques-uns des
Reportage
Au Portugal, la jeunesse séduite par l’extrême droite de Chega : «André Ventura sait comment s’adresser à nous»
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Les 18-34 ans des villes comme des campagnes ont plébiscité Chega, qui s’est hissé au rang de troisième force politique du pays à l’aide d’une campagne habile sur les réseaux sociaux contre l’immigration et la corruption.
Dans les locaux du parti d'extrême droite Chega à Santarém, au nord-est de Lisbonne, le 22 mars 2024. (Bruno Colaco/Libération)
Publié le 04/04/2024 à 17h31
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