Frapper encore et toujours plus fort. Le 14 avril, une pluie de critiques s’est abattue sur le gouvernement britannique après la présentation d’un nouveau «plan immigration». Le double objectif du projet : dissuader les migrants de prendre la Manche pour rejoindre les côtes anglaises et, par la même occasion, démanteler les réseaux de passeurs. La mesure phare, et la plus décriée, offrir un aller simple au Rwanda à tous les demandeurs d’asile arrivés depuis le 1er janvier ou qui débarqueraient prochainement. Le premier vol devrait être organisé courant mai. Un programme «cruel», «inhumain», «immoral», se sont insurgés partis d’opposition, groupes humanitaires et associations pro-accueil des réfugiés. L’idée avait été auparavant qualifiée de pratique qui «constituerait une violation des obligations internationales du Royaume-Uni» par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). «Ce problème tourmente notre pays depuis trop longtemps et a causé bien trop de souffrances humaines et de tragédies. Je crois qu’il n’y a tout simplement pas d’autres options»
Droit d'asile
Au Royaume-Uni, Boris Johnson parachève l’hostilité britannique contre les migrants
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Présenté le 14 avril, le pacte, dont la mesure phare est d’offrir aux demandeurs d’asile un aller simple pour le Rwanda, exaspère les acteurs sociaux et associatifs, lassés par des décennies de rigidité politique déjà extrême.
Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, à l'aéroport de Lydd, le 14 avril. (Matt Dunham/REUTERS)
Publié le 16/04/2022 à 18h26
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