Les similitudes avec les viols de Mazan sautent malheureusement aux yeux. Un Britannique inculpé pour avoir commis des agressions sexuelles, allant jusqu’au viol, contre son ex-femme a été placé en détention à l’issue de sa comparution ce mardi 23 décembre devant un tribunal, une affaire dans laquelle cinq autres hommes sont accusés des mêmes faits. Au cours de l’audience devant le tribunal de Swindon, à l’ouest de Londres, l’intéressé n’a pris la parole que pour confirmer son nom, sa date de naissance et son adresse. Une prochaine audience aura lieu devant le même tribunal le 23 janvier.
La veille, la police du Wiltshire a annoncé l’inculpation de l’homme de 49 ans pour 56 infractions sexuelles, dont de multiples viols sur son ex-femme, de voyeurisme, de possession d’images indécentes d’enfants et de possession d’images extrêmes. Anciennement domicilié à Swindon, le suspect est ainsi accusé de lui avoir «administré une substance avec l’intention de [l’]étourdir ou de [la] maîtriser afin d’avoir un rapport sexuel».
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Cinq autres hommes, tous britanniques et âgés de 31 à 61 ans, ont également été inculpés pour des faits d’agressions sexuelles et/ou de viols contre cette même femme, ainsi que de «possession d’images extrême». Selon la police du comté du Wiltshire, les faits se seraient étalés sur 13 ans, de 2010 à 2023. Tous comparaîtront mardi devant le tribunal de Swindon, au terme d’une «enquête complexe et de grande envergure», selon un commissaire de police du Wiltshire cité dans le communiqué.
L’anonymat levé à la demande de la victime
La victime, âgée de 48 ans, «a pris la décision de renoncer à son droit légal automatique à l’anonymat», dont elle a bénéficié depuis le début de l’enquête, explique le même policier. Cette décision a été prise «après de nombreux échanges avec les enquêteurs et les services de soutien». Depuis une loi promulguée en 1976, toutes les personnes qui se déclarent victimes de viol ont droit au Royaume-Uni à l’anonymat.
Gisèle Pelicot avait pris la même décision lors du procès de ses violeurs, à Mazan, en 2024. 46 hommes avaient finalement été reconnus coupables de viols aggravés, deux de tentatives de viols, et deux d’agression sexuelle. Un dernier accusé, qui avait fait appel de sa condamnation, a vu sa sentence alourdie d’un an lors du deuxième procès.




