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Eglise d’Angleterre

Avec Sarah Mullally, une femme devient archevêque de Canterbury pour la première fois

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Dans une église anglicane où les paroisses peuvent encore refuser l’autorité d’une femme prêtre ou évêque, la sexagénaire occupe désormais le prestigieux rôle de primat d’Angleterre. La cérémonie qui confirme son poste a lieu ce mercredi 28 janvier.

Sarah Mullally le 25 décembre à Londres. (Gareth Fuller/AP)
ParJuliette Démas
correspondante à Londres
Publié le 28/01/2026 à 7h32

Pas de femmes dans le clergé à Durham. Ni à Exeter. Ni à Coventry. Une seule à Winchester. En février 2025, devant le Synode général de l’Eglise d’Angleterre, Sarah Mullally, évêque de Londres, est plus désespérée qu’en colère en listant les paroisses encore réticentes à la mixité. «Les voix des femmes continuent de ne pas être entendues. […] J’aimerais encourager les femmes – et je le fais, tout le temps – mais des barrières institutionnelles perdurent. Nous continuons à vivre des micro-agressions…» Sur ce dernier mot, les larmes montent et elle doit s’interrompre.

Huit mois plus tard, cette même Sarah Mullally est nommée archevêque de Canterbury, à la grande «tristesse» de groupes anglicans conservateurs et à l’immense joie des progressistes. La cérémonie qui confirme sa nomination, ce mercredi 28 janvier, marque un tournant de taille : jamais une femme n’a occupé le rôle prestigieux de primat de toute l’Angleterre et de chef spirituel de la communauté anglicane – environ 85 millions de membres répartis dans plus de 165 pays.

Pas un pur produit de l’élite britannique

La place est symbolique, et pèse lourd dans la vie publique britannique. L

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